Je souhaite inventer une architecture sonore plus encore qu'une partition musicale, qui serve d'ossature au spectacle. Avant tout, en
travaillant sur la matière et l'épaisseur, la texture, du silence. Sur sa densité et sa présence. Une sorte d'antimatière musicale à créer, en quelque sorte, - en se servant entre autres des infrabasses, et des vibrations - alliée à un travail sur le rythme, le souffle, l'audible et l'inaudible, le perceptible et l'imperceptible. Un travail de recherche, une exploration, et une forme de réappropriation de la musique de l'est - klezmer, yiddish... - sans s'interdire de transgresser les codes et d'aller vers des décalages et incursions dans la musique urbaine, au travers d'une collaboration plateau avec un(e) musicien(ne). Pour la musique plateau, je pensais au début à un beatboxer, et puis j'ai entendu sur internet, une jeune chanteuse dont la voix exprime l'urgence que je recherche. Une voix
grave, écorchée, une présence... J'ai changé mon fusil d'épaule. Il y a des rencontres, et des évidences à côté
desquelles il ne faut pas passer. Il y aura en plus, tout un travail de son et de recherche autour de la notion de diffraction avec la possibilité d'inventer un dispositif sonore permettant tout cela...


La diffraction, littéralement, c'est le comportement des ondes lorsqu'elles rencontrent un obstacle. Mais aussi, le
fait de mettre en morceaux. Et d'enfreindre. Diffraction, infraction, effraction, fragmentation, segmentation, déformation... On tourne toujours autour de la même thématique de déconstruction et d'aliénation. Autour de la matière et de l'antimatière.
Un travail de recherche sonores et de composition en amont, un dispositif sonore à créer, un matériau son enregistré important, ET une dimension musicale fondamentale au plateau, en live. 


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